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About Literature / Hobbyist Marie31/Female/France Group :iconredream-rpg: redream-rpg
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Literature
Isabelle - Character Sheet
Name: Isabelle Boisseau
Sex: Female
Age: 15 (contract) - 19 (After stewardship)
Background: Daughter of a metis Creole mother and her former owner, a white Cajun owner of a small planting in South Louisiana, she was born free and is very proud of it. Her father isn’t rich, but he provided to her needs as a child. She is his legitimate daughter since he married her mother after freeing her. Her nanny was well versed in tales of the Bayou, and she knew about the creatures in there well before a local Woodwife decided she had the Sight and had to be properly trained. It turned out to be not so good an idea, since it was during her apprenticeship that Isabelle found it funny to strike a deal with Compère Lapin. She really shouldn’t have thought she was smarter than the Great Trickster himself, contract or not…
She now has her own cottage and begins to have a good reputation as a potion and charm maker, but she doesn’t make much money
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Literature
Prompt - Home Alone
ENGLISH BELOW
Octobre, Camp Beeguh.
Pas de voyage ce mois-ci. Le camp a besoin de nous ! Il y a quelques jours, Xoco est venue toquer à la porte du terrier. Elle venait présenter des excuses à Willka pour la façon dont elle l’avait accueilli au départ, et Willka, après tout ce que nous avons vécu ensemble, s’est suffisamment calmé pour les accepter assez facilement.
Après quoi, nous avons discuté du sujet à la mode : le départ imminent de deux de nos éminents shamans : Boursin et Jacke, qui doivent aller faire une mission de secours ou je ne sais quoi. Ils nous laissent le camp, et il va falloir s’organiser pour se débrouiller sans eux. J’ai proposé mon aide à Xoco pour sécuriser le camp grâce aux pièges et autres protections que j’utilise quotidiennement pour protéger le Museum. Nous nous sommes prémunis contre les Obake grâce aux objets que Yoko-
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Literature
Aulis-Epidaure - Partie 4
Septembre, Museum de Sydney.
Nous sommes enfin rentrés sains et saufs, tous les trois, au Museum. Ce n’était pas gagné d’avance, et je pense que nous allons nous reposer un moment avant de repartir à l’aventure. En priorité, j’attends la livraison de tout ce que Yoko-san a pu trouver comme amulettes et charmes de protection contre les Obake. Parce que clairement, j’étais insuffisamment préparée, et mes assistants n’étaient pas bien protégés, ce qui n’est pas acceptable. Nous avons bien failli y rester, et j’ai même une griffe cassée. Heureusement, ça repousse. Je suis plus embêtée par les entailles sur mon flanc, qui piquent un peu, même si nous avons tout nettoyé et qu’elles ne sont pas vraiment handicapantes. Je vais en venir à la manière dont tout ça m’est arrivé.
Nous étions, Nigel et moi, en embuscade pr
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Literature
Aulis-Epidaure - Partie 3
Septembre, Epidaure.
Nous sommes en planque, Nigel et moi, près d’une des entrées des souterrains sous le théâtre d’Epidaure. Nous partons sauver Willka des griffes du grand méchant Obake. Nous avons enfin la main, et c’est le pied. Aulis, Epidaure, fini de nous endormir avec des fausses pistes et des chasses au trésor idiotes. Maintenant, nous passons à l’attaque.
Nous avons réussi à atteindre Epidaure grâce aux transports touristiques. Le premier car nous a emmenés à Corinthe, où nous avons pu repérer un autre car qui se rendait à Epidaure, et nous avons à nouveau voyagé en soute. La mauvaise nouvelle, c’est que Nigel est malade en car. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’a pas vomi. Et je lui en suis vraiment très reconnaissante. Après des heures de voyage, nous avons finalement compris que le car s’arrêtait à Epidaure, mais nous
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Literature
Aulis-Epidaure - Partie 2
Septembre, temple d’Artémis à Aulis.
Nous sommes cachés dans la soute d’un car de tourisme garé sur le parking visiteurs du temple d’Artémis à Aulis, attendant qu’il nous emmène à notre prochaine destination. Car bien sûr, le Miroir n’est pas encore rechargé, puisque nous l’avons utilisé il y a peu de temps, et nous avons découvert que la couronne que nous cherchions était assurément ailleurs. Encore. Nous devons donc nous en remettre à des moyens plus dangereux pour voyager. Ça me rappelle ma jeunesse ! Nigel, lui, n’avait jamais voyagé en soute. Il n’a pas l’air de trouver ça très rassurant. Coincé entre deux gros sacs, il essaie de faire bonne figure. La bonne nouvelle c’est qu’il a trouvé la glacière où les visiteurs gardaient les restes de leur pique-nique du midi. Un sandwich et Aulis ! Nous avons donc
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Literature
Brunehault - Deadly dreams
Brunehault woke up suddenly. She was back in her cottage, all sweaty and breathless. What a vivid nightmare it had been! Lady Rose, who usually was sitting next to her when she slept, wasn't here. She had a moment of panic, but then she felt her beloved familiar. She was back in the Heart, probably because that was the exact place where Brune's body had been magically transported by a vicious creature who had weakened her and other Woodwives through nightmares for weeks. How did Lady Rose get to the Heart alone was a mystery. Maybe Moonlight, Diane's familiar, helped her? It was the most probable option. Brune realized she could feel Diane again too. That was a relief. But also, it was kind of annoying. During the nightmare, Brune had felt helpless a long time. People, like Robert, and even Diane, had talked about her like she hadn't been present. Robert had been quite rude, which wasn't his normal behavior, but then, the situation had been far from normal. They thought, at first, that
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Literature
Diane - The nightmare before Halloween
Diane woke up with a start. She was in her hut. But Moonlight was missing. Was she still trapped in that nightmare? Were was the filthy creature that pretended they shifted the balance of things in favor of the Wood? She was darn sure she hadn’t. The creature had accused them of dealing with creatures of the Wood to gain more power. Well, sorry to point out the lie on your sweet tale, horrible bony creature, but Diane had never agreed to be Wood Touched. The whole thing had been an accident.
She looked around. No Luna. No cottage. No Moonlight, either, but she could feel him again! He was in the Heart! And he was so relieved to feel her too! She had to get dressed and go to him quickly. She wanted to feel his fur and his warmth. She missed him very much. She had to find him before he decided to come and find her. First, the clothes. She was tired of being naked. From now on, she swore she would only sleep on her cloak, and never again naked. People who messed with dreams were too
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Diane - 3 Dresses by Nefermeritaset Diane - 3 Dresses :iconnefermeritaset:Nefermeritaset 1 4
Literature
Aulis-Epidaure - Partie 1
Septembre, musée temple d’Artémis à Chalcis, près d’Aulis.
Nous sommes blottis, Nigel et moi, dans la réserve du musée de Chalcis, près d’Aulis, en Eubée, entre deux vases grecs. Plus précisément entre un cratère à figures noires représentant une scène champêtre et une énorme œnochoé qui figure une scène de chasse. Cette situation n’est pas sans me rappeler des souvenirs. Sauf que cette fois je ne suis pas seule. J’ignore comment nous allons sortir de cette réserve sans déclencher l’alarme ou se faire manger par le chien de garde, mais nous réfléchirons à cette question quand le musée sera fermé et vide de visiteurs, car pour l’instant nous sommes coincés là, en espérant que personne ne nous remarque. Car en plein jour, un lieu fréquenté par des humains n’est pas le meilleur endroit pou
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Diane - Halloween Dress - Evil Queen by Nefermeritaset Diane - Halloween Dress - Evil Queen :iconnefermeritaset:Nefermeritaset 1 29
Literature
Aulis-Epidaure - introduction
Introduction : L’épie-génie à Aulis.
Septembre, Museum de Sydney.  
Disparu ! Willka a disparu ! Je suis dévastée. Ce matin quand nous nous sommes réveillés, nous avons été surpris de son absence sur le porte-manteau. C’était inhabituel. Mais nous nous sommes dit qu’il avait dû sortir prendre l’air. Ce n’est qu’au bout de plusieurs heures que, inquiets, nous l’avons cherché dans tout le camp. Rien. Nous avons crié son nom, nous avons fouillé partout. Personne ne l’avait vu partir non plus. Nous sommes retournés au terrier, et là, nous avons vu ce que nous aurions dû remarquer depuis le début. Sur la table de l’entrée, à côté du porte-manteau de Willka, posé sur mon exemplaire d’Iphigénie à Aulis, il y avait une note manuscrite. Je m’en suis saisie, et l’ai lue à voix haute p
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Literature
Intermede - Troie fois trois
Septembre, Museum de Sydney.
Depuis que j’ai appris à lire à Nigel, il découvre un peu ma bibliothèque personnelle, celle que je garde au Museum. Mais dernièrement, il est tombé sur un os, si je puis dire. Intéressé par la mythologie grecque depuis que j’ai raconté l’histoire du Miroir Persan, il a voulu lire l’histoire de la Guerre de Troie. Alors, non seulement l’Iliade est absolument illisible dans les vieilles traductions archaïques, mais en plus, il n’y a qu’un morceau de l’histoire, qu’a bien voulu nous raconter l’Homère d’alors, plusieurs siècles après les faits. Il a donc fallu que je me lance dans un récit dans l’ordre, pour clarifier les choses, parce que mon carcajou préféré était tout perdu. Willka s’en est mêlé, et nous avons organisé un rendez-vous quotidien, du type « La Guerre de Troie
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Literature
Victor - Heart and Clubs
Victor headed to the Heart as fast as he could. Arty had disappeared in the middle of the night, and he was determined to learn more about this. He went straight to the Lord of Fall, explaining the dream thing, the progressive weakening of Arty, his fruitless researches, the black roses, and all. He tried to be clear and not to panic, but his stomach was clenching badly. He showed the roses he had brought on his hat, and the Lord examined them. He seemed worried. He told Victor about Diane who had come to him for a similar problem with a similar rose, and she had tried to investigate the matter, but hadn't come to the Lord with any answer.
It struck Victor with terror: the Lord was clueless. He was on his own to find Arty and rescue her from the evil creature who had taken her. He wandered in the Heart, taken aback, when he heard a strange cacophony coming from a distant cottage. He came closer, and found Orion and Shamrock, along with a curious amount of other familiars, surrounding a
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Literature
Victor - Roses for Arty (side prompt)
One day, Victor had come to the workshop to find Arty, who he hadn't seen in days, completely exhausted. At first he thought it was her job at the theater that was too tiring and he was prepared to scowl her for working too hard. The. She told him about the dreams. The nightmares, the black rose, the lack of sleep. He comforted her as he could, and tried to help her find a solution. He brewed potions to suppress nightmares, he made dream suppressing charms, lucky charms, and all, but nothing seemed to work. He grew really worried as he saw her weaken more and more. They spent all their nights together at the workshop, and he tried to stand guard on her sleep. It didn't help, and the black roses popped up suddenly, in a blink, at a random time of the dream. He was unable to wake her up during the dreams, and could only offer the solace of his arms for her to sob inside when she woke up.
When he didn't have to stand guard, he studied the collection of roses. He wanted to know why they we
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Literature
Diane - Venomous roses (prompt sequel)
It had been days since Diane had seen Kiara, a fellow Woodwife, to try to solve the mystery of the nightmares and the velvet black roses. They had found out the roses were completely identical to each other, and one appeared every night they had a nightmare. Apart from that, they had both tried all the tricks, charms and spells they knew, all for nothing. It was infuriating. But Diane was feeling so bad that she felt the furor comforting in a way: it kept her alive and almost kicking, when all she could have felt otherwise would have been despair.
It had worsened. Every single time she had tried to sleep, even with a sleeping potion or some herb supposed to suppress dreams, she had ended up caught in that same atrocious nightmare, where she was helpless, surrounded by hostile people, threatened, and even beaten. She couldn't fight such a powerful force of untamed violence, that was engulfing her and trying to suffocate her. She felt a tight knot inside her chest, and sometimes wanted t
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Literature
Le Sceptre de Carthage - English version
August.
How useful it is to confront sources, you will understand with this adventure. It begins with an Ancient Roman diary I own for a long time. I was stuck inside the camp because Nigel was recovering from his injuries caused by the evil Obake Dorobo. He was learning a bit of medicine with Boursin, and I had taken care of my Obake problem by asking Yoko-san for help. She had sent an amulet to me, and it was supposed to keep the Obake at bay. I had nothing really interesting to do, so I wandered at night inside the human library I used to go to. Nothing new or intriguing was coming up. Until I found the diary of a XIXth century explorer who had traveled North Africa and told about the marvels he had seen and heard. One tale happened to be about a secret and lost tribe who kept a magical treasure in an unknown oases. The treasure came from Carthago, the Ancient city that fell in front of mighty Rome. Anyone else but be would have let the diary to rot on its shelf. But I had knowledge
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Daphne and Velma Solving a Mystery :iconthecosbinator:TheCosbinator 1,807 213
Nera I by Pyrainearts Nera I :iconpyrainearts:Pyrainearts 47 5 Dice in a Bottle Charms by YellerCrakka Dice in a Bottle Charms :iconyellercrakka:YellerCrakka 216 61 I see a birdie by sayj74 I see a birdie :iconsayj74:sayj74 11 15

Activity


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Name: Isabelle Boisseau
Sex: Female
Age: 15 (contract) - 19 (After stewardship)
Background: Daughter of a metis Creole mother and her former owner, a white Cajun owner of a small planting in South Louisiana, she was born free and is very proud of it. Her father isn’t rich, but he provided to her needs as a child. She is his legitimate daughter since he married her mother after freeing her. Her nanny was well versed in tales of the Bayou, and she knew about the creatures in there well before a local Woodwife decided she had the Sight and had to be properly trained. It turned out to be not so good an idea, since it was during her apprenticeship that Isabelle found it funny to strike a deal with Compère Lapin. She really shouldn’t have thought she was smarter than the Great Trickster himself, contract or not…
She now has her own cottage and begins to have a good reputation as a potion and charm maker, but she doesn’t make much money yet and is too proud to accept daddy’s help, so she lives a sober life, even if her mother manages to force some richer food into her house when she comes visiting.
Hair: Dark, thick and curled
Skin: milk chocolate
Eyes: brown
Stage: Woodwife
Familiar: Male Opossum (Puedo)
Touched by The Wood: Has a rabbit paw instead of a left hand.
Effect: Contract with Compère Lapin. Isabelle is able to ask for this powerful trickster’s help, only he then takes control of her body and… does whatever he likes, as long as he gets her out of the initial trouble.

Cloak: Grey with black and white rabbits running along the hemstitch.

Truth: Things are never at core what they seem at first glance.

Languages spoken: English, French Creole, French, Spanish.

Strengths : Healing potions and balms, good luck charms, protection against evil (wards, mostly), runes of protection, language charms and spells, concealing charms, truth potion, contraceptive or fertility potions, spells that help understand what animals mean or want (global meaning, not a translator !).
Weaknesses : Elemental magic, tracking charms or spells, divination, offensive magic in general.
Likes : Being independent and useful, a good drink of rum, brewing potions and balms, singing aloud, speaking her mind with honesty, beignets, boudin, a good laugh.
Dislikes : sewing, people that treat her bad, flat out lies, oysters, being helpless, voodoo (it scares her), Compère Lapin.
ENGLISH BELOW

Octobre, Camp Beeguh.

Pas de voyage ce mois-ci. Le camp a besoin de nous ! Il y a quelques jours, Xoco est venue toquer à la porte du terrier. Elle venait présenter des excuses à Willka pour la façon dont elle l’avait accueilli au départ, et Willka, après tout ce que nous avons vécu ensemble, s’est suffisamment calmé pour les accepter assez facilement.

Après quoi, nous avons discuté du sujet à la mode : le départ imminent de deux de nos éminents shamans : Boursin et Jacke, qui doivent aller faire une mission de secours ou je ne sais quoi. Ils nous laissent le camp, et il va falloir s’organiser pour se débrouiller sans eux. J’ai proposé mon aide à Xoco pour sécuriser le camp grâce aux pièges et autres protections que j’utilise quotidiennement pour protéger le Museum. Nous nous sommes prémunis contre les Obake grâce aux objets que Yoko-san nous a envoyés, mais à part les talismans que nous portons tous les trois, il y a des objets dont j’ignore l’usage. Je les ai confiés à Xoco pour qu’elle les examine et me dise comment m’en servir. Il y a des baguettes, une sphère de jade, et un petit tambour. Si elle trouve à quoi ça sert, je m’en servirai pour protéger les abords de mon terrier, parce que je ne veux plus jamais que Dorobo s’en approche !

Concernant le problème de « Maman, j’ai perdu mes shamans », nous contribuerons tous à l’effort collectif. Je vais aller disposer des alarmes-frelons en hauteur un peu partout autour du camp. En hauteur pour que les Beeguhdiz ne puissent pas les attraper. Ce ne serait pas un drame, mais ça serait désagréable pour eux. Je vais aussi placer des siffle-intrus dans certaines zones que nous ne pouvons pas surveiller en permanence. Ce sont des sortes de sifflets à piston, qui sont reliés à une mince ficelle presque invisible, et si quelqu’un passe, ça siffle très fort. C’est moi qui ai inventé le concept. C’est tout bête, mais très efficace. Et au moins ça n’est pas dangereux pour les petits. Je pense que la momie de vache-naine fera une excellente gardienne également, vu qu’elle a très mauvais caractère.

Nigel, quant à lui, a décidé de mettre à profit sa connaissance croissante de la cuisine et de l’art du thé pour se mettre au service de la communauté, et aider en cuisine. Il y aura une nouvelle arrivée avec lui, elle fait du pain et des gâteaux il paraît. Nigel est plutôt doué pour la cuisine salée, lui, donc ils vont se compléter. Il va aussi faire du thé pour tous ceux qui voudraient en cette période de premiers frimas. Il a d’ailleurs récemment appris à Asa le fantôme, qui voulait faire une surprise à sa nouvelle amie la minuscule renarde, à faire un excellent thé. Il a la patience qu’il faut pour faire un excellent professeur, finalement. J’ignore comment se sont déroulés les cours, sans doute en mime, principalement, vu qu’Asa est muet et Nigel peu bavard. Mais bon, une théière, du thé de qualité, de l’eau chaude, et on peut facilement montrer les bons gestes. J’ai toujours aimé le thé. Nigel maîtrise maintenant cet art comme un professionnel, et j’en suis ravie. Donc, il va aider la Beeguh-gazelle à faire la cuisine pour remplacer Boursin, et il va aider Xoco, notre bar-maid, avec les boissons chaudes. J’ai l’impression qu’il ne va pas chômer.

Willka n’est pas en reste. Sa formation de guerrier aidant, il va prendre en charge la surveillance aérienne du camp, et faire des rondes régulièrement pour vérifier que tout se déroule bien. Il a l’œil pour repérer les problèmes, et en plus maintenant qu’il est protégé contre les Obake, je peux le laisser voler en paix n’importe où, il ne risque plus de se faire enlever ! Il prend son rôle très à cœur, et a ressorti son attirail de guerrier au complet. Je ne suis pas sûre que la massue soit d’une grande utilité dans ce cas-là, mais il y tient beaucoup, et je ne veux pas le contredire. Il a donc commencé à repérer les endroits où il peut installer des postes de surveillance quand il n’a plus envie de voler et qu’il doit se reposer, et il bricole tout ça pour aménager des petites cabanes en hauteur qui permettent de monter la garde efficacement tout en se reposant les ailes. Il jure que s’il aperçoit la moindre plume d’Obake, il lui mettra un grand coup de massue en os, et qu’on verra bien si les esprits résistent à ça. En plus de ce travail, il a prévu d’aider Walker, notre lynx ranger, à surveiller les bords de l’eau, pour empêcher les noyades.

Une fois que j’aurai installé tous les pièges et alarmes autour du camp, je n’aurai plus grand-chose à faire à part les vérifier de temps en temps – je dois notamment aller régulièrement voir si les pièges-filets que j’ai posés n’ont pas capturé un Beegudiz imprudent – donc je dois trouver une autre occupation pour aider le camp. Mes talents de fouisseuse et ma bonne connaissance des constructions humaines me désignent naturellement pour la tâche d’aider à terminer la fabrication des bâtiments en dur du camp. Car nous avions au départ surtout des cabanes de fortune, un camp temporaire et improvisé, mais nous ne pouvons plus continuer comme ça. Je vais donc m’autoproclamer bâtisseuse, et donner un coup de patte à ceux qui voudront bien faire dans la maçonnerie et le terrassement. J’ai entendu dire que Xoco cherchait quelqu’un pour creuser pour agrandir le cellier. Voilà une tâche tout à fait dans mes cordes.

Il y a juste une chose importante à laquelle il faudra que je pense : il faut impérativement que je retire tous mes pièges avant le retour de Jacke, sinon je vais encore me faire disputer parce que je fais des trucs dangereux ou je ne sais pas quoi. Il a mauvais caractère, Jacke, et j’en ai marre de me faire toujours gronder alors que j’ai des supers idées. En plus, je n’ai même pas choisi les pièges vraiment dangereux, uniquement des trucs dissuasifs ou bien préventifs. Donc on ne peut pas m’accuser de mettre les petits en danger, quand même. Ce serait un peu fort. Mais dans le doute, je retirerai tout ça très vite dès que la nouvelle du retour de Jacke me parviendra, de sorte qu’il ne verra même pas ce que j’ai fait. Après tout, quand il arrivera, il aura autre chose à faire que de vérifier ce que j’ai fait en son absence, ce qui me laissera le temps de tout démonter.


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ENGLISH VERSION :

October, Beeguh Camp.

No trip for us this month. The camp needs us! A few days ago, Xoco came knocking at my door. She came to apologize to Willka for the way she originally treated him when he arrived at the Camp, and Willka, after all we lived together, had a calm enough temper to accept the apology quite easily. After that, we discussed the hot topic: the imminent departure of two of our eminent shamans: Boursin and Jacke, who have to go on a rescue mission or something. They leave us on camp, and we will have to organize to survive without them. I offered my help to Xoco to secure the camp with the traps and other protections I use daily to protect the Museum. We Badgers protected ourselves against the Obake thanks to the objects Yoko-san sent us, but apart from the talismans that we carry Nigel, Willka and I, there are objects whose use I do not know. I entrusted them to Xoco to examine them and tell me how to use them. There are chopsticks, a sphere of jade, and a little drum. If she finds out what's their point, I'll use them to protect the edge of my burrow, because I never want Dorobo to come near again!


Regarding the problem of "Home alone", we will all contribute to the collective effort. I'm going to install hornets-alarms high up around the camp. In height so that the Beeguhdiz cannot catch them. It would not be a drama, but it would be unpleasant for them. I will also place intruder whistles in certain areas that we can not permanently monitor. These are kind of piston whistles, which are connected to a thin, almost invisible string, and if someone passes by and trip the wire, it whistles loudly. I invented the concept. It's simple, but very effective. And at least that's not dangerous for the little ones. I think that the cow-dwarf mummy will make an excellent guardian too, since she has a very bad temper.

Nigel, meanwhile, decided to use his growing knowledge of cooking and the art of tea to serve the community and help in cooking. There will be another Beeguh with him, one whe don’t know yet. She makes bread and cakes it seems. Nigel is quite good at salty cooking, so they will complement each other. He will also make tea for all those who want in this chilling period. He recently taught Asa the ghost, who wanted to make a surprise to his new friend the tiny fox, how to make an excellent tea. He has the patience it takes to make an excellent teacher, after all. I do not know how the courses went, probably in mime, mainly, because Asa is silent and Nigel very quiet. But a good teapot, quality tea, hot water, and one can easily show the right gestures. I have always loved tea. Nigel now masters this art as a professional, and I am delighted. So he'll help the Beeguh-gazelle cook to replace Boursin, and he'll help Xoco, our bar-maid, with the hot drinks. I am under the impression that he will not be idle.

Willka is not left out. His training as a warrior makes him the perfect person to take over the aerial surveillance of the camp, and make rounds regularly to check that everything is going well. He has the eye to spot problems, and now that he is protected from the Obake, I can let him fly safely anywhere, he is no longer at risk of being abducted! He took his role very seriously, and pulled out his complete warrior gear. I'm not sure that the club is very useful in this case, but he likes it a lot, and I do not want to contradict him. So he started to find places where he can set up surveillance stations when he does not want to fly anymore and he has to rest, and he builds small huts up high to stand guard while resting his wings. He swears that if he spots any Obake's feathers, he'll hit him with his big bone club, and he'll see if the spirits can resist that. Besides, he appointed himself as an assistant for Walker, our ranger, who is to watch the water and riverbanks, to prevent any drowning. He will be of great help, I’m sure Walker will appreciate it.

Once I will have installed all the traps and alarms around the camp, I will not have much to do except check them from time to time - I have to go regularly to see if the net-traps I have set did not capture an unwise Beegudiz - so I have to find another occupation to help the camp. My skills as a burrower and my good knowledge of human constructions naturally designate me for the task of helping to complete the construction of the hard buildings of the camp. Initially, we had mostly makeshift huts, a temporary and improvised camp, but we can not continue like this anymore. I will therefore proclaim myself a builder, and give a paw to those who want to do masonry and earthworks. I heard that Xoco was looking for someone to digin order to enlarge the cellar. This is a task quite fit for me.

There's just one important thing that I'll have to think about: I have to remove all my booby traps before Jacke returns, otherwise I'm going to be yelled at again because I'm doing dangerous things or I don’t know what. . Jacke has a bad temper, and I'm sick of being scolded at all times when I have great ideas. In addition, I did not even choose the really dangerous traps, only deterrent or preventive stuff. So you can’t accuse me of putting the children in danger, anyway. It would be a little far-fetched. But just in case, I'll take them off as soon as the news of Jacke's return comes to me, so that he will not even see what I've done. After all, when he arrives, he will have something else to do than to check what I did in his absence, which will give me time to disassemble everything.
Prompt - Home Alone

Une aventure de Sydney Badger fav.me/dan1v9e  et Nigel Kahlua fav.me/daxy95e dont le design appartient à :iconmaiwenn:, et Willka fav.me/db7zvg1, dessin de :iconkineko: et colo de :iconmaiwenn: et le concept relève du groupe :iconokhong: 

Walker belongs to :iconbladegunsniper: and Xoco to :iconkineko:. Asa the ghost is :iconxaotl:'s character. The pretty gazelle belongs to :iconriruika:, but I've not done any RP with her yet, that's why she's only mentioned in the text. :) 

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Septembre, Museum de Sydney.

Nous sommes enfin rentrés sains et saufs, tous les trois, au Museum. Ce n’était pas gagné d’avance, et je pense que nous allons nous reposer un moment avant de repartir à l’aventure. En priorité, j’attends la livraison de tout ce que Yoko-san a pu trouver comme amulettes et charmes de protection contre les Obake. Parce que clairement, j’étais insuffisamment préparée, et mes assistants n’étaient pas bien protégés, ce qui n’est pas acceptable. Nous avons bien failli y rester, et j’ai même une griffe cassée. Heureusement, ça repousse. Je suis plus embêtée par les entailles sur mon flanc, qui piquent un peu, même si nous avons tout nettoyé et qu’elles ne sont pas vraiment handicapantes. Je vais en venir à la manière dont tout ça m’est arrivé.

Nous étions, Nigel et moi, en embuscade près des souterrains qui passent sous le théâtre d’Epidaure, prêts à aller secourir Willka. Nous avions fait diversion pour que Dorobo relâche sa surveillance sur notre ami, et dès que nous avons estimé que la voie était libre, nous nous sommes engagés dans les souterrains obscurs, bien contents d’avoir une vision pas trop mauvaise dans la pénombre, car nous ne pouvions pas nous permettre d’allumer de lampe, et le crépuscule tombait. Nous courûmes dans les couloirs en direction du rayon de lumière que nous avions aperçu, persuadés que Willka se trouvait là-bas, car nous doutions fort que quelqu’un d’autre se cache dans ces corridors.

Après une errance de quelques dizaines de minutes, nous avons fini par voir de la lumière, et nous nous sommes dirigés vers l’endroit éclairé, redoublant de prudence. Nigel passa le premier, et vérifia que la voie était libre (nous ne voulions pas que l’Obake radine pour nous faire la peau). Il me fit signe d’avancer, et nous trouvâmes une pièce vaguement circulaire, au croisement de plusieurs souterrains, dans laquelle quelqu’un avait placé une lampe. Au milieu de cette pièce se trouvait une caisse, sur laquelle était assis Willka, ligoté et bâillonné. Nous nous sommes précipités pour le libérer. Quel soulagement ! Il ne semblait pas blessé. Aussitôt le bâillon retiré, Willka s’est mis à parler. « Je savais que tu viendrais, Sydney. » Il m’a souri, et puis il a froncé les sourcils. « Tu ne lui as pas donné, hein, la couronne ? Tu l’as sur toi ? ». Je m’apprêtais à sortir la couronne, bien enveloppée dans du tissu, de ma besace, pour rassurer Willka, quand quelque chose d’inattendu m’a arrêtée. La voix de Willka, venant d’un autre endroit, plus loin dans l’un des couloirs, a crié : « Attention Boss, c’est un piège ! ». Les termes employés ne laissaient pas place au doute : c’était le vrai Willka qui m’avertissait. Mais alors, qui était assis juste devant nous sur la caisse ? C’est alors que la forme s’est mise à changer pour prendre l’apparence d’un perroquet. J’avais oublié que les Obake pouvaient changer de forme ! Le perroquet, furieux que son plan ait échoué, se jeta sur moi, mais il était physiquement trop faible pour lutter, surtout quand Nigel lui a collé sa main sur le bec avec assez d’élan pour l’envoyer en Suède (où il y a, c’est bien connu, de jolis paysages). Nous avons atteint l’apothéose quand j’ai touché ses plumes avec l’amulette que Yoko-san m’avait donné contre les Obake. Il a commencé à fumer comme de la friture, et à noircir. Efficace, ce bibelot ! Avec des cris de rage, il s’est enfui, et nous nous sommes dirigés vers l’endroit d’où la voix de Willka nous était parvenue.

Nous avons trouvé notre Quetzal ficelé comme un dindon, abandonné par terre dans un coin poussiéreux. Il n’avait pas eu le luxe d’être assis sur une caisse. Mais à force de se débattre, il avait réussi à retirer la majeure partie de son bâillon. Au bout de quelques secondes, après avoir allumé ma lanterne, je m’aperçus qu’il l’avait déchiré avec les dents. Admirative, je détachai mon ami et néanmoins assistant, et le remerciai de m’avoir prévenue à temps. Dorobo n’avait pas posé ses sales pattes sur la couronne. Willka m’expliqua que l’Obake avait anticipé mon envie de venir le délivrer sans donner la couronne, et qu’il avait imaginé ce piège pour me la voler. Heureusement, il avait échoué. Il ne nous restait plus qu’à retourner à la grotte dans laquelle certaines de nos affaires étaient restées, pour pouvoir rentrer à la maison. Willka se dégourdit un peu les ailes, puis nous quittâmes les souterrains, éclairés cette fois de ma lanterne, pour retrouver la fraîcheur de la nuit. La lune n’était pas encore levée, et il faisait sombre, mais nous n’eûmes aucun mal à retrouver le chemin de la grotte dans laquelle nos affaires étaient restées. Insouciants, nous racontions à Willka nos aventures, qu’il commentait avec des exclamations. Mais lorsque nous arrivâmes à la grotte, une mauvaise surprise nous attendait.

Dorobo n’avait pas dit son dernier mot. Utilisant son pouvoir de conjurer des créatures mythiques locales, il avait invoqué une lamie, qui bloquait l’entrée de la grotte. Ces créatures de la mythologie grecques étaient connues pour s’attaquer soit aux enfants, soit aux jeunes hommes grâce à des sortilèges d’illusions. J’identifiai celle-là au premier coup d’œil, grâce à deux choses. D’abord, ma capacité à percevoir la magie, même si je ne la comprends pas et ne peux pas bien l’utiliser, ensuite, sa beauté vraiment surnaturelle. C’était une jeune femme belle, aux yeux ensorcelants, au corps sensuel, aux courbes voluptueuses, et qui portait décidément sur elle un tissu qu’on ne pouvait pas décemment qualifier de vêtement, vu sa transparence exagérée. Je criai à mes assistants : « Attention, ne la regardez pas dans les yeux et bouchez-vous les oreilles ! », mais c’était trop tard pour Nigel qui, envoûté par cette magie maléfique, s’approchait lentement, un vague sourire aux lèvres et le regard flou, de la créature. J’ordonnai à Willka de foncer à l’intérieur de la grotte en se bouchant les oreilles, alors que la lamie entamait une mélopée ensorcelante. Nigel allait se jeter dans ses bras, et je n’arrivais pas à le sortir de sa transe, même avec mes exhortations et supplications ! Je décidai donc de prendre le problème à bras le corps. Sortant toutes mes griffes, j’entrepris de me jeter sur la créature, mais elle était plus forte que moi, et ne bougea pas d’un pouce, le regard toujours fixé sur Nigel qui avançait docilement. Plantant fermement mes griffes dans sa chair, j’escaladai alors la créature, jusqu’à arriver près de sa tête. Juste à temps ! Nigel s’apprêtait à tomber entre ses griffes ! Ne sachant que faire, je choisis la première solution qui me passa par la tête : soigner le mal par le mal.

Je saisis la tête de Nigel dans mes mains, et je l’embrassai sur la bouche de toutes mes forces et avec toute la conviction dont j’étais capable. Je sus que j’avais gagné quand je rencontrai son regard écarquillé d’étonnement. Je lui criai : « Dans la grotte, vite ! » et tandis qu’il contournait la créature, désormais furieuse, qui reprenait sa véritable forme monstrueuse, je livrai bataille pour lui donner le temps de s’enfuir. Le vrai visage de la bête n’était pas du tout aussi séduisant. Son corps de serpent doté de pattes et de griffes était surmonté d’une tête vaguement humanoïde, mais dépourvue de nez. Elle hurla à m’en crever les tympans, et me donna un grand coup de serre sur le flanc. Mais je l’avais escaladée, ce qui me permis de m’acharner sur son visage à coups de griffes et de poings, en lui lançant : « Péris, pathétique chienne ! », jusqu’à ce qu’elle me lâche, trop occupée à essayer de se débarrasser de moi pour s’inquiéter d’où j’allais. Blessée, mais victorieuse, je rejoignis les garçons, qui avaient eu le bon sens de rassembler nos affaires, et j’activai le Miroir Persan pour nous ramener dare-dare à la maison.

C’est ainsi que nous avons sauvé Willka, retrouvé la couronne mythique du roi Agamemnon (qui, une fois nettoyée correctement, est vraiment très belle dans ma collection privée), et que nous avons une fois encore damé le pion à Dorobo et à ses sbires. Cette fois, hors de question de laisser notre demeure sans protection. Nous allons installer plus d’alarmes, et Yoko va nous donner de quoi nous protéger tous les trois, et probablement de quoi protéger aussi les environs du Museum. En attendant, nous dormons tous les trois dans la même pièce, bien au fond du Museum, là où c’est le mieux protégé par tout un tas de sécurités et de pièges. Bon, évidemment, il ne faut pas avoir envie de faire pipi la nuit. Mais les amulettes de Yoko-san devraient arriver très bientôt. Et puis, ce n’est pas si désagréable, de dormir blottie dans les bras de Nigel.
Aulis-Epidaure - Partie 4

Une aventure de Sydney Badger fav.me/dan1v9e  et Nigel Kahlua fav.me/daxy95e dont le design appartient à :iconmaiwenn:, et Willka fav.me/db7zvg1, dessin de :iconkineko: et colo de :iconmaiwenn: et le concept relève du groupe :iconokhong: 

Sorry, English readers... life happened, and I still didn't translate this story. :blushes: 

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Un journal qui sera mis à jour avec les aventures de Sydney dans l'ordre. 

:iconokhong:


Présentation de Sydney : (French AND English)

Sydney BadgerJe m’appelle Sydney Badger et je suis une Beeguh. Je suis née un petit matin d’automne dans un joli terrier douillet, à proximité de l’orée du bois. Les autres m’ont appris à creuser dès mon plus jeune âge, comme tout bon blaireau qui se respecte !
J’ai découvert très tôt, au grand dam de mon entourage, que j’étais capable de faire exploser de petites choses. Le terrier est soudain devenu beaucoup plus aéré quand j’étais une beeguhdiz ! Curieuse de nature, j’ai toujours voulu savoir d’où nous venons, nous autres Beeguhs. Pour cela, j’ai écouté les histoires des anciens, mais ça ne m’a pas suffi. Alors j’ai cherché des traces d’anciennes civilisations. C’est là que j’ai découvert qu’il existait aussi d’autres espèces avec un passé riche. Et j’ai aussi compris q

Aventures :

- L’or du Soleil Inca (2016) :

1 L'or du Soleil IncaPartie 1.
Octobre.
Un voyageur est venu au camp un soir, venu d’un pays lointain, très lointain, pas très loin du pays où est née la maman de Xocoatl, si j’ai bien compris. Il a dit que ça s’appelait le « Pérou ». J’ai lu ce nom dans des livres. Il a expliqué qu’il voyageait partout dans le monde grâce à son esprit protecteur, Huayna, qui est paraît-il un descendant de l’Inca. Là, forcément, mes oreilles se sont mises à gigoter dans sa direction. L’étranger, qui s’appelait Tunupa, était un Beeguh étrange, de l’espèce des Sharant'ez, avec du sang d’Ocelot. Autant dire qu’il sentait le fauve, mais il y avait quelque chose de fascinant dans sa façon de parler. Il a expliqué que la raison de ses voyages était qu’il devait transmettre la tradition orale des légendes incas, et qu’il s’arr&

2 L'or du Soleil Inca 2Partie 2.
Novembre.
Les feuilles commencent à roussir sur les arbres. C’est l’automne. Il est temps d’hiberner, ou de changer d’hémisphère. J’ai toujours voulu voir le Pérou au printemps !
Je prépare mon voyage depuis un mois. Je me suis documentée sur les lieux, procuré du matériel, j’ai fait mon sac avec tout ce dont une aventurière a besoin (outils de fouille, viande séchée, biscuits de route, corde et grappin, filtre à eau potable, couverture, matelas de camping, cartes précises des lieux avec indications topographiques…), et me voilà fin prête.
Les plus attentifs d’entre vous se demandent sans doute comment je vais aller au Pérou. En avion ? Je vous assure que non ! Pour les Beeguh la seule solution c’est de voyager clandestinement dans la soute. Vous avez déjà voyagé en soute, vous ? Eh bien je vous le déconseille ! Il f

3 L'or du Soleil Inca 3Partie 3.
Novembre, hémisphère sud.
Il fait beau, les oiseaux chantent. Un doux rayon de soleil printanier entre par le plafond effondré du souterrain où je suis à-demi ensevelie. Gros soupir. Bon, d’accord, je ne l’avais pas vu, ce piège-là. Le temps que je me déterre de là-dessous, je pense que je peux vous raconter comment j’en suis arrivée-là. Après tout, ça risque de prendre un moment.
Par où commencer ? Ah, oui, Cuzco. Donc, avec le Miroir Persan, je suis arrivée sans encombre à Cuzco, où j’ai pu discrètement espionner les endroits où se réunissent les indiens, enfin du moins ceux à qui il reste assez de sang indien, pour parler en aymara du bon vieux temps et de combien c’était mieux avant. C’est à dire avant les blancs. Genre, au XV° siècle ? Autant dire qu’ils n’ont pas connu et qu’ils fantasm

4 L'or du Soleil Inca 4Partie 4. (et fin)
Novembre, hémisphère sud, suite.
Me revoilà à Cuzco pour faire quelques emplettes avant de rentrer : Xoco, notre « tavernière » au camp, m’a demandé de lui rapporter du Pisco, puisque j’étais au Pérou. Bon, je ne sais pas trop où je vais le ranger, c’est un peu plein, et je ne peux pas faire deux voyages car le Miroir Persan a besoin de temps pour se recharger. Du coup je vais faire mon possible, finir de bourrer mes différents sacs, et tout. Heureusement que je n’ai pas de douane à passer, sinon ça risquerait de coincer. « Rien à déclarer ? » Euh, si, Monsieur l’agent, plusieurs litres d’alcool de contrebande et quelques objets d’art et d’histoire en or massif empruntés à vos reliques sacrées. Oups.
Bref, j’ai réussi ! Vive moi ! Mais bien sûr, vous voulez que je vous raconte comment j’a


Interlude.

InterludeEntre deux aventures…
Je suis bien rentrée au camp. Xoco était tout excitée par les bouteilles que j'avais pu lui dénicher, et Boursin a semblé intéressé par la bizarre petite poupée de maïs à plumes que j'ai trouvée parmi les objets magiques incas.
Il a accepté gentiment de m'aider à soigner ma foulure, mais ça a pris plusieurs jours. Dans l'intervalle, j'ai été harcelée tous les soirs par tous les Beeguhdiz du camp pour leur raconter mes aventures au coin du feu. Ils adorent ça, et je ne vais pas m'en plaindre, parce que, même si je ne le leur montre pas trop, je les aime bien, ces petits monstres ! Et en plus comme ça ils s'endorment plus vite et ça facilite la vie de toute le monde.
J'ai vérifié le Museum, il n'y a pas eu d'effraction. J'ai pu y ranger mes jolies trouvailles qui brillent. Pour l'instant, aucun signe d'esprit de la tomate sacrée venue me hant


- L’œuf d’éléphant (2017) :

L'Oeuf d'Elephant partie 1Janvier, sud de l’Inde.
Je suis arrivée sans encombre dans le Karnataka, en Inde, grâce au Miroir Persan, et j’ai été bien accueillie comme prévu par Tonton Suvarna, le grand-oncle de Xoco, qui habite là-bas. Très hospitalier, il m’a offert le gîte et le couvert le temps de mon séjour.
C’est en sirotant un excellent Chaï que je vais vous raconter ce qui m’amène dans les parages.
J’ai découvert dans mes archives un vieux texte en sanskrit que je n’avais jamais pris la peine d’étudier, et qui a éveillé mon attention parce qu’il s’est accidentellement ouvert sur une pleine page d’illustration qui représentait un très gros saphir, très pur, de forme ovoïde, gravé d'un éléphant. Forcément, ça a attiré mon attention.
J’ai alors dérouillé mon sanskrit et traduit la légende qui allait


L'Oeuf d'Elephant partie 2Janvier, Karnataka, Musée de Shivamoga.
Je suis enfermée dans l’arrière-salle de la réserve d’un musée, à côté d’un sarcophage contenant un cadavre pas du tout momifié, et les alarmes et détecteurs de mouvements sont enclenchés. Bref, je ne sais pas comment je vais sortir de là. C’est donc le moment de faire le point.
J’avais fait des recherches en espionnant les locaux sur la réputation douteuse du professeur Lankâ. Effectivement, les gens se méfient d’elle, et certains font même des signes protecteurs pour éloigner le mal quand elle passe. Mais personne n’ose rien dire, car elle est professeur, et que sa place dans l’échelle sociale est haute. Finalement, hier en fin de journée, à une heure de faible fréquentation, je me suis introduite dans le musée de Shivamoga. Passant discrètement, grâce à ma petite taille, so


L'Oeuf d'Elephant partie 3Janvier, musée de Shivamoga, sous-sol.
Cette cave sent mauvais. Un rat a dû crever quelque part. Je sortirais bien de là, mais les chaînes et cadenas sont à l’extérieur. C’est plus compliqué. En même temps, si c’était facile de sortir, ils ne se serviraient pas de cet endroit comme prison. En fait, peut-être que c’est la première fois qu’ils s’en servent pour cet usage ? Je ne vois pas de menottes, pas d’ossements humains ou animaux en vue… juste des caisses vides avec de la paille dedans. Le genre qu’on utilise pour transporter les objets archéologique jusqu’au musée. Enfin… le genre qu’on utilisait il y a un siècle. D’ailleurs, vu la couche de poussière, un siècle n’est peut-être pas une estimation exagérée. Beurk. J’en ai plein la fourrure. Je ne suis pas sûre que ça soit très grave qua

L'Oeuf d'Elephant partie 4 et finJanvier, Karnataka, terrasse de tonton Suvarna.
Ouf. Me voilà enfin posée, je souffle un grand coup avant de repartir pour le camp. Je prends le temps de mettre tout par écrit, sur mon carnet tout neuf. Je suis vivante ! Incroyable, non ? Mais décidément, il va falloir que je me trouve un assistant, ça ne peut plus continuer comme ça. Une personne pour me sortir des ennuis quand je ne peux pas y arriver seule. Quelqu’un qui s’y connaisse en histoire ancienne et qui soit polyglotte. Mince, je vais devoir faire passer des entretiens d’embauche… quel ennui ! En plus, ça veut dire partager. Et je ne suis pas très forte pour ça. Peut-être que si je promets un salaire fixe, je n’aurai pas à partager les éventuels gains de l’aventure ? Après tout, ce serait moi la patronne ! Mais je m’égare (non, pas la ville de Grèce). Revenons à nos éléphants.
Comme je l


Intermède et appel à candidatures pour un assistant : (French AND English)

Intermede post elephantesqueQui vole un œuf… vole un bœuf ?
Enfin rentrée dans mon Museum adoré, j’ai pu souffler, me remettre de mes émotions, ranger mes trésors, contacter des acheteurs pour mes fragments de saphir (sans leur en donner l’origine, pour plus de sécurité), et raconter au moins cent fois mes aventures édulcorées aux Beeguhdiz du camp. C’est au court d’un de ces feux de camps qu’un Beeguh de passage (nous en accueillons souvent autour de notre feu, lorsqu’ils font étape) nous a donné des nouvelles du monde. De Londres, en l’occurrence. Il s’appelait Stefen, et c’était un Beeguh mélangé rat et pie ! Un drôle de personnage, autant le dire. Il venait de Londres, où il avait habité jusqu’à devoir quitter la ville en quatrième vitesse parce que les humains avaient découvert son repaire et qu’il risquait de se faire tuer. C’e


- Hathor ou à raison (2017) :

Hathor ou a raison partie 1Février, Museum de Sydney.
Assise devant mon terrier, je tente de trouver une place sûre dans mes bagages pour glisser la petite trousse de secours que je viens de trouver posée par terre devant chez moi. Bonne idée, ça, on ne sait jamais, surtout avec ce que je m’apprête à faire. Cette fois-ci, cependant, je ne serai pas seule, puisque Nigel, mon nouvel assistant, un Beeguh carcajou qui mesure plus d’une tête de plus que moi (c’est pratique) et qui ne demande pour tout salaire que d’être nourri et logé, m’accompagne.
Vous vous souvenez sans doute de cette histoire qui avait attiré mon attention il y a quelques temps, à propos de la momie de vache-naine que le « tout Londres » a déjà classée dans les malédictions de notre temps, alors que le Londres du XIX°s l’avait déjà fait pour des raisons similaires ? Bon, c’est vrai qu’une momie q


Hathor ou a raison partie 2Février, Londres, Angleterre.
Ah, Londres ! Son British Museum, sa Tamise, ses ponts, ses pubs, ses… égouts puants… Nous pataugeons dans une eau putride, avec des relents inavouables de capitale européenne. Enfin, « eau » est peut-être un bien grand mot. Nigel dit qu’elle est grisâtre. Je soutiens qu’elle est maronnasse. Mais bon, l’égout et les couleurs ne se discutent pas. Parlons plutôt de ce qui nous a conduits dans ces conduites. Pour ça, il faut remonter au moment où je m’apprêtais à expliquer à Nigel le fonctionnement du Miroir Persan, et à partir pour Londres dans la foulée. Je m’attendais à ce que ça aille vite. « Voilà, c’est un miroir magique, il permet de nous faire voyager instantanément avec tout notre chargement dans un endroit que je dois visualiser préalablement », et tout. Ça semblait simple. Je ne m


Hathor ou a raison partie 3Février, Maison Usher, Londres.
Ça y est, nous sommes officiellement des hors-la-loi. Nous voilà enfermés dans une maison qui était sous scellés de la police, avec un chien policier inconscient, et son maître qui est probablement déjà en train de le chercher, malgré toute l’aide qu’a pu nous apporter Mr. Peppermint, notre nouvel ami local, le Beeguh-rat des villes. Et toujours pas la moindre vache-momie en vue ! Et en plus, la maison est bizarre.
Comment nous en sommes arrivés là ? C’est assez simple, en réalité. Nous avions réussi à trouver la conduite d’égouts qui menait à la Maison Usher, où devait se trouver notre momie. Nous étions suffisamment petits pour passer par le tuyau de raccordement, nous sommes donc montés, puis nous avons enlevé la plaque comme nous pouvions (la barre à mine, ça n’en paye pas, de mine, mais ça vaut to


(in the comment of this last part is a summary of the whole story in English) :
Hathor ou a raison partie 4 et finFévrier, Camp Beeguh.
L’hiver commence à s’estomper au camp d’Okhong. Malgré les récentes pluies d’orage, on peut voir des bourgeons apparaître sur les arbres les plus précoces. C’est un soulagement de revenir dans la nature, après ce séjour un peu trop urbain à mon goût. Nous avons désormais une vache sacrée égyptienne au sanctuaire. Je laisse Jacke et Boursin se débrouiller avec elle : j’ai fait mon travail, je l’ai sauvée des griffes des humains, de leurs chiens, et de tous les marchandeurs de la terre. Ici elle pourra peut-être faire des miracles, qui sait ? Comme au bon vieux temps du temple de Louxor. Après tout ce que nous avons vécu pour la ramener, j’espère au moins qu’elle aura la politesse de ne maudire personne à Okhong, parce que sinon, je la téléporte dans une grotte déserte loin de toute civilisation, et


Interlude : (French AND English)

Intermede - an unexpected journey(English below)
Un voyage inattendu.
Mars, camp Beeguh.
Alors que je commençais à bailler d’ennui dans mon terrier, un événement s’est produit au camp : un visiteur Beeguh est venu faire escale chez nous, comme cela arrive parfois. Il s’appelait Dorobo, et c’était un Beeguh perroquet, probablement une variété d’ara. Sa partie humaine, cependant, était clairement asiatique, et c’est d’ailleurs du Japon qu’il nous a dit qu’il arrivait. Contrairement à d’autres avant lui, il ne venait pas pour fuir la guerre contre les humains. Il avait seulement décidé qu’il avait passé trop de temps à Himeji, sa ville natale, et qu’il était temps d’aller explorer d’autres recoins du monde. Cela dit, si j’ai bien compris les phrases qui lui ont échappé, une querelle avec un autre Beeguh pourrait bien être à l’origi


- L'Ara qui rit (Voyage au Japon) (2017) : (English summaries in the comments of part 1 and 4)

L'Ara qui rit - partie 1(English summary in the comment)
Mars, camp Beeguh.
Mon sac sur le dos, je suis prête à partir à l’autre bout du monde avec Nigel. Cette fois, il n’a pas protesté, parce que je lui ai montré où nous étions sur une carte de la région, qu’il connaissait, puis où cette région se situait dans le pays, puis où nous étions allés précédemment (Londres, il a trouvé ça loin, finalement), et enfin, j’ai pris un planisphère, et je lui ai montré notre destination : le Japon. Il a ouvert des yeux grands comme des soucoupes quand il a su qu’on pouvait même envisager de voyager aussi loin. Il ne parle pas un mot de japonais, mais ça n’est pas grave : moi si, et d’ailleurs, j’ai même quelques connaissances là-bas qui pourront nous accueillir et nous aider. J’ai fait un premier voyage pour les prévenir et pour compléter les in


L'ara qui rit - partie 2Mars, jardins Koko-en d’Himeji.
Coincés dans une anfractuosité de roche derrière une minuscule cascade dans l’un des neuf jardins Koko-en, nous attendons que le temps passe et que les mouches s’en aillent. C’est un peu inconfortable d’être tassés ainsi l’un contre l’autre dans des positions improbables, mais, après plusieurs essais où j’ai mis mon coude dans l’œil de Nigel puis dans son nez, j’ai réussi à sortir mon carnet de notes pour passer le temps. Il faut bien, puisque je ne sais pas pour combien de temps nous en avons.
Résumons. Yoko-san nous a accueillis à Himeji à l’endroit que nous avions convenu. Je l’ai présentée à Nigel, qui l’a trouvée très exotique, n’ayant jamais voyagé dans cette partie du monde. Du moins c’est ce que j’ai cru comprendre, car Nigel ne parle pas beaucoup. Ce qui con


L'ara qui rit - partie 3Mars, derrière une cabane de villageois, région d’Himeji, Japon.
Cachés depuis des heures derrière un buisson humide près d’une cabane qui a connu des jours meilleurs, Nigel et moi attendons, surveillés par un essaim phonique, de voir si les habitants vont remarquer le gobelet d’or que nous avons posé devant leur porte. Que faisons-nous là ? C’est une longue histoire.
Nous étions cachés depuis très longtemps derrière la cascade quand la nuit est tombée. Comme je l’avais prévu (j’adore quand un plan se déroule sans accroc), les mouches nous ont laissés tranquilles au crépuscule. Nous avons donc pu nous tirer de là, tout courbaturés que nous étions, et trempés par la cascade. Nous sommes allés trouver refuge chez Yoko-san, non sans mal, car elle n’habite pas juste à côté d’Himeji, et nous devions donc parcourir un cer


L'ara qui rit - partie 4Mars, Parc Koko-en, Himeji, Japon.
Pendant que Nigel termine de boucler son sac en essayant d’y caser la boule à neige représentant de Château d’Himeji que j’ai réussi à obtenir grâce à mon amie Yoko-san, je termine le récit de cette aventure haute en couleurs. Doré, principalement, mais aussi rouge sang, comme je vais vous l’expliquer. Oui, dit comme ça, ça fait un peu dramatique. Mais nous allons bien, c’est le principal.
Nous avions donc remis le dernier objet au dernier descendant vivant des victimes de Dorobo. Les mouches, satisfaites, nous avaient laissés tranquilles, et nous étions rentrés passer la nuit chez Yoko-san, l’esprit (et les esprits !) en paix. Nous n’avions plus sur le dos le gratin local de macabres Oni. Epuisés par cette journée de cache-cache avec les humains et les insectes, nous avons demandé à Yoko-san de nous préparer un bon


- Le Miroir Persan (récit d'un vieux voyage depuis le camp Beeguh, avril 2017) :

Le Miroir Persan - introduction(English summary below)
Avril, camp Beeguh.
Me voilà de retour au camp après un bref séjour aux Antilles où j'ai emmené Walker pour qu'il profite du soleil des tropiques, en remerciement de ses services de chasseur pour nourrir Nigel.
Là-bas, je lui ai présenté quelqu'un qui lui a appris la pêche en mer, lui qui n'avait pêché qu'en rivière. C'était une Beeguh-mouette qui s'appelait Lelette, et que j'avais connue lors d'un précédent voyage aux Antilles, alors qu'elle était prise dans un filet de pêche. Walker s'est montré doué et me voilà donc avec plein de poisson frais pour que Nigel s'entraîne à la cuisine, puisqu'il commence doucement à pouvoir lire les recettes les plus simples. J'avais négocié avec Walker la moitié de ses prises de poisson, car dans les recettes de Yoko-san, il y a parfois des poissons exotiques qui ressemblent à ceux des Antilles.


Le Miroir Persan - partie 1(English below)
Avril, Camp Beeguh.
J’étais assise autour du feu de camp, entre deux Beeguhdiz, entourée d’une flopée d’entre eux, connus ou inconnus de moi. Ils attendaient que je leur raconte une histoire avant d’aller se coucher. Je voulais faire de mon mieux pour ne pas les décevoir, vu que certains d’entre eux venaient de vivre de gros traumatismes. Mon ami des Caraïbes, Ti’Jak, m’avait rappelé une vieille histoire que je n’avais pas encore racontée au Camp. Cela pourrait bien intéresser Kaga, et aussi tous les nouveaux Beeguhdiz du camp. En face de moi, il y avait une petite brebis qui m’observait depuis l’autre côté du feu. Je ne me souviens pas de son nom. Ils sont arrivés trop d’un coup pour que je puisse tout retenir, étant donné que je ne suis pas là très souvent. Elle gigotait dans tous les sens en agitant sa petite queue laineuse. Ell
 (French AND English) (featuring Nigel, Kaga and Bahati)

Le Miroir Persan - partie 2(English below)
Avril, camp Beeguh, le lendemain soir.
J’ai passé une drôle de journée. Bahati, la petite brebis nouvelle au camp, n’a pas cessé de me tourner autour pour savoir la suite de l’histoire, et pour savoir comment on faisait pour devenir aventurière. Je n’imaginais pas faire si forte impression. En plus, les autres conteurs du camp commencent à dire que j’invente toutes mes aventures, parce que les lieux où elles se passent n’existent pas. Pourtant j’y étais, je le sais ! Même si ça ne ressemble pas à ici. Enfin bref, tant pis, tant que ce sont de bonnes histoires. Mais ce soir, quand je me suis installée près du feu pour raconter la suite, c’est dans un silence presque religieux que j’ai pu reprendre les choses où je les avais laissées. C’est bien la preuve qu’elles sont bonnes, mes histoires, non ?
« Alors, où en étions
 (French AND English short version) 

Le Miroir Persan - partie 3(English below)
Avril, camp Beeguh, soir suivant.
La journée a été bien remplie. Nigel a testé tout seul, en lisant lui-même la recette, les rillettes de thon aux algues séchées. Bon, il a trouvé ça plus agréable à manger qu’à faire, mais ça commence à venir. En plus j’ai eu le droit de goûter pour donner mon avis. Eh bien je dois dire que, même si c’était un peu trop salé, c’était plutôt bon !  Du coup j’ai fait des toasts grillés pour qu’il puisse manger avec, et il était bien content. Je crois qu’il va accepter de rester mon assistant, il a l’air de trouver les conditions de travail agréables. Même si là, c’est plutôt un peu des vacances, le temps que le camp se stabilise. En tout cas, ce soir, je n’ai pas le choix, une petite assemblée m’attend pour savoir la suite de l’his
 (French AND English short version)

Le Miroir Persan - partie 4 et fin(English below)
Avril, camp Beeguh, soir suivant.
Le camp bourdonne d’activité : il paraît que les shamans ont prévu d’accueillir de nouveaux arrivés au camp bientôt. Tout le monde se demande qui ça peut-être. Nigel a commencé à étudier la mythologie grecque. Il s’y intéresse beaucoup, il trouve ça très exotique et il aime l’aspect magique. Ce soir, j’ai une histoire à finir. Le public est présent en nombre, et la tension est presque palpable, car tout le monde sait que le dénouement est proche. Après un rapide rappel des épisodes précédents, je reprends.
« J’étais donc prête à repartir, m’étant reposée au temple d’Apollon. Ma prochaine direction était censée être le chantier de fouilles du tombeau d’Alexandre, mais pour cela, il fallait d’abord rejoindre les falaises indiquées s
 (French AND English short version)

- Quetzal ici, coatl là, mai 2017 (French AND English) (featuring Syd, Nigel and Willka)

Quetzal ici coatl la.(English below)
Introduction.
Le serpent dans le panier d’avocats.

Mai, Museum de Sydney.
Un soir, quelques jours après avoir recueilli Willka, j’étais allée me coucher après une énième dispute, avec cette grande bouche pleine de mots haineux, quand quelque chose m’a réveillée. J’ai d’abord cru que c’était un Beeguhdiz qui pleurait. Je me suis levée pour aller voir, étonnée que Boursin laisse un petit seul au milieu de la nuit. Mais c’était en fait Willka qui pleurait doucement sur son perchoir. Il m’a jeté un regard mauvais, mais a continué à pleurer sans rien dire. J’étais désemparée. Pour nous prendre le bec, nous étions doués, mais nous n’avions pas échangé beaucoup d’autres choses que des insultes ou des propos pragmatiques sur le logement ou la nourriture. Comme j’avais deviné son ori


Quetzal ici coatl la - Partie 1(English short version below)
Mai, banlieue de Teotitlan.
C’est une première, nous logeons chez un humain aujourd’hui ! Enfin, une humaine, plutôt. C’est une longue histoire, donc je vais reprendre depuis le début, c’est à dire depuis notre départ pour le Mexique avant-hier. Avant le départ, j’avais emmené Willka à la dégustation de la nouvelle liqueur de piment de Xoco. Dans le pays de Willka, on mange épicé. J’ai moi-même l’habitude d’une grande diversité de nourritures et de boissons, même les fameuses boissons d’avril qu’on fait pour fêter le printemps. Mais alors là, ça arrachait vraiment. Nigel a refusé de goûter en disant qu’il ne buvait jamais d’alcool. C’est louche, un type sobre comme ça. Mais Willka m’a accompagnée, et j’avoue que la dégustation nous a fait taire un moment tous


Quetzal ici coatl la - Partie 2(English below)
Mai, forêt mexicaine.
Nous sommes blottis les uns contre les autres dans un terrier que Nigel et moi avons creusé sous les racines d’un caoutchouc, en pleine forêt. Heureusement que je ne porte pas encore les nouveaux vêtements d’exploratrice plus féminins qu’Asa le fantôme a dessinés pour moi et que Daghny va me coudre, sinon ils auraient été couverts de terre. Il fait nuit mais je n’arrive pas à dormir. C’est peut-être le décalage horaire. Ou bien le fait qu’on est en train d’essayer de passer une nuit dans un terrier non sécurisé au beau milieu de la forêt mexicaine, alors qu’il y a probablement un jaguar qui rôde ? Bref, je n’ai rien d’autre à faire pour m’occuper que de tenir mon journal.
Nous sommes partis ce matin (ou hier ? Je ne sais pas quelle heure il est) de chez la vieille Paxi, un peu chargés déj


Quetzal ici coatl la - Partie 3(English below)
Mai, forêt mexicaine, intérieur d'une petite cavité rocheuse.
Un jaguar géant entouré de serpents nous fixe depuis des heures. Je crois que Willka s'est endormi sur l'épaule de Nigel. Mais mon assistant et moi-même ne pouvons pas détacher nos yeux de cette vision terrifiante. D'autant que cette improbable créature (comment un jaguar de la taille d'un petit éléphant a-t-il pu passer inaperçu dans la forêt ? Les humains sont-ils aveugles ou bien est-ce une créature qui n'est visible que pour les êtres magiques ?) bloque la seule entrée de la grotte dite "de la plaine aux serpents" que nous cherchons à atteindre. J'ai demandé à Willka s'il ne pouvait pas se contenter des avocats, mais apparemment non. Ce serait un test. Le jaguar serait le gardien du sanctuaire, le seul apte à décider qui a le droit d'y pénétrer ou non. Il ne nous a pas attaqués, mais il


Quetzal ici coatl la - Partie 4(English summary below, with some other Beeguhs inside. ;) )
Mai, Museum, près du camp Beeguh.
Nous voilà enfin rentrés chez nous. Je dis "chez nous" car nous avons convenu que Willka, mon nouvel assistant, habiterait ici avec Nigel et moi. Comment Willka est-il devenu mon assistant ? Je vais y venir. Le plus important est plutôt : comment sommes-nous sortis de notre ridicule cachette alors qu'un jaguar géant nous surveillait ? C'est très simple : en marchant.
Nous avions passé la nuit là, à nous demander ce que nous allions bien pouvoir faire pour nous sortir de cette situation embarrassante. C'est Nigel qui a trouvé la solution, avec son bon-sens tout simple et tellement évident. Willka s'était réveillé, et je lui avais demandé des détails sur le jaguar. Il m'a répété qu'il était le gardien du sanctuaire, mais qu'il ne savait pas comment prouver sa valeur pour passer, car il avait touj


- Intermède de juin : Another Bird of Thunder (English only) with Walker. 
Another bird of Thunder - side RP with WalkerJune, Beeguh camp.
Early this month, Walker, my hunter friend who supplies some meat for Nigel black-hole/stomach, came to me with a request. He wanted my help to retrieve an artifact that was stolen from him in his old life. It meant we had to get to the Far-West, and Boursin had shown him a portal to do so. We were to find a Thunderegg. That’s a beautiful stone, usually, but this one was unique. It really had a thunderbolt trapped in it, and the shamans of another village said it was magical and had the power to call the Thunderbird himself. You know ? Giant bird, native american deity that flew in the storms ? Yes, the lost artefact was that dangerous. So Walker wasn’t too kin on leaving the thing in bad hands. I won’t betray Walker’s trust, even in my private journal, by telling stories from his past. Let’s just say he wanted me, and me alone, to help him solve this, so that he could leave this particular past behind him forever. So we went to t


- Seine Perdue (juin/juillet 2017) : (French only, separate English version below)

Seine perdue - IntroductionLa Seine déménage.
Fin juin, Museum de Sydney.
Je viens de rentrer d’une petite expédition au Far-West où j’ai aidé mon ami Walker, le lynx chasseur, à retrouver un objet qu’on lui avait volé par le passé. J’ai donc été absente quelques temps, et à mon retour, j’ai trouvé sur mon bureau un étui de cuir de forme tubulaire, avec un lacet pour le porter en bandoulière. Quand j’ai demandé des éclaircissements à Nigel, il m’a dit qu’en mon absence, un jeune apprenti-shaman était passé au camp pour faire étape pendant son voyage initiatique. Il avait découvert avec son maître shaman un document caché dans le grenier de la maison abandonnée qu’ils occupaient depuis quelques temps. C’était un papyrus roulé, qui n’avait survécu aux outrages du temps que parce qu’il avait été

Seine perdue - Partie 1Fin juin, devant le Museum.
Nous sommes prêts à partir, Nigel, Willka et moi, pour une nouvelle aventure par-delà le miroir. Je porte ma toute nouvelle tenue d’aventurière, plus féminine, pratique et élégante, que Daghny et Asa ont conçue pour moi. J’ai fait des recherches après avoir lu cette fameuse lettre arrivée en mon absence avec des siècles et des siècles de retard (les aléas de la poste ?). J’ai trouvé la période à laquelle elle avait dû être écrite, c’est à dire dans la dernière décennie du V°s., vers le moment où Clovis a décidé de se faire baptiser selon le rite chrétien, pour lier son royaume à la papauté. J’ai aussi trouvé plus d’informations sur l’endroit. Le village ancien dont il est fait mention s’appelle Jumièges maintenant. C’est en Normandie, au Nord-Ouest de l

Seine perdue - Partie 2Fin juin, forêt de Brotonne, Normandie.
Nous nous couchons une fois encore dans un terrier dans les bois, mais cette fois-ci ce n’est pas une forêt tropicale, c’est une forêt tempérée. J’ai pour seul oreiller l’un de mes sacs, et j’ai encore l’air d’une pauvre hère à dormir à la belle étoile sur une « pouque », comme on dit ici. Heureusement le réticule ne tue pas. Mais il n’est pas confortable non plus. Donc pour m’endormir, j’écris un peu les aventures de la journée.
Nous avons trouvé sans mal le hameau d’Heurteauville, et nous nous sommes cachés des humains jusqu’à pouvoir entrer dans la forêt par le seul sentier que nous avons trouvé. C’était encore un sentier forestier, et non une route ou un chemin, ce qui était bon signe pour nous : à part des promeneurs, nous ne risquions de rencontrer personn

Seine perdue - Partie 3Fin juin, forêt de Brotonne, intérieur du sanctuaire.
Je crains bien d’écrire mes derniers mots dans ce journal. Je suis grièvement blessée, j’ai plusieurs côtes cassées et au moins deux pattes brisées ou foulées, et je tousse du sang. Je n’ai jamais vu Nigel aussi inquiet, je crois qu’il ne va pas dormir de la nuit. Mais nous avons besoins de repos, surtout moi, alors nous avons convenu de nous arrêter un moment pour reprendre quelques forces et manger quelque chose. Moi, j’ai surtout soif. Ma tête bourdonne, respirer est une épreuve. C’est peut-être la fin de mes aventures. Mais comme je n’ai confiance ni en Willka, ni en Nigel pour raconter ce qui m’est arrivé, je reprends la plume pour laisser malgré tout une trace de ce qui s’est passé.
Nous avions pris du repos près de la butte, et au petit matin, nous entreprîmes l’ascension de not

Seine perdue - Partie 4Fin juin, camp Beeguh.
Je suis vivante ! Vivante et presque en pleine forme. Nous sommes de retour au camp, les bras chargés des richesses d’une famille aujourd’hui éteinte, mais qui, visiblement, à l’époque gallo-romaine, avait quelques moyens… des moyens substantiels, même ! Nous sommes riches. Bon, d’accord, ça ne sert à rien à Okhong, mais on ne sait jamais, ça peut servir pour un voyage futur. En plus, je suis sûre que je vais trouver des amateurs et amatrices pour les jolis bijoux et pierres précieuses que j’ai trouvés. L’or, je le garde. Je suis comme ça, j’aime sa couleur, son odeur… et puis ça célèbre le fait que je suis vivante. Et j’ai bien l’intention d’en profiter. Comment c’est arrivé ? Par miracle…
J’étais à l’agonie, dans les couloirs piégés d’un dolmen agaçant


Seine perdue - English versionThe Adventurers of the Lost Sequana.
While I was in the Far West with Walker for a mission he gave me about a lost artefact of his, Nigel, who was left home, received a parcel for me. It was given to him by a Beeguh who came at the camp as part of a formative trip he took as a shaman assistant. Apparently, his boss, a shaman, had found this leather shed in the attic of the abandoned house they lived in. It was made for the transport of documents, but it was ancient. Inside was a papyrus scroll the shaman couldn’t decipher because it was in an odd language he didn’t know. I, apparently, am known to everyone as “the linguist” of the Beeguh world. So, when the shaman established the manuscript was not magical, the assistant was ordered to give the scroll to me during his trip, since he was spending a night at our camp anyway. But I wasn’t there, so Nigel took the parcel for me. Cool. He’s my secretary too, now. I opened the leather shed and carefully un
 (ENGLISH version)

- Pierres, papiers, ciseau (juillet 2017) : (French version in chapters, then English version in one publication)

Pierres papiers ciseau - introductionLe rat de bibliothèque.
Juillet, Camp Beeguh.
Depuis que je suis au camp Beeguh, j’ai accumulé beaucoup de livres et de documents anciens. Certains se demandent peut-être comment j’ai fait, loin du monde des humains, pour en savoir autant sur leur civilisation. C’est simple. Peu de temps après mon arrivée au camp, Boursin m’a montré un drôle d'objet, une petite stèle magique enterrée hors du camp qui ouvrait un portail qui ne lui servait à rien et qu’il avait activée un jour par hasard. Elle menait à l’intérieur d’une gigantesque bibliothèque dans une université humaine. La nuit, c’est désert, et c’est mon royaume. Je n’hésite pas à aller consulter des ouvrages, et même parfois à me servir. Après tout, les humains nous font la guerre, alors je ne vois pas pourquoi je serais particulièrement gentille avec eux. Da

Pierres papiers ciseau - Partie 1Juillet, camp Beeguh.
Nous sommes prêts à partir, Nigel, Willka et moi, pour l’Iran. C’est le pays dans lequel se trouve, actuellement, l’ancien pays d’Elam où se trouvent les ruines de la ville d’Awan, et le mystérieux palais disparu du roi sumérien Mesh-Ummia. Le problème, c’est que je ne sais pas exactement où sont ses ruines : j’ai les coordonnées géographiques de l’endroit où a démarré l’expédition du savant Wilhelm Sieger, mais je ne sais pas exactement où il a finalement trouvé la cité, car il n’a pas eu le temps de l’écrire avant de disparaître, et son assistant n’a pas cru bon de le mentionner non plus. Du coup, nous allons nous retrouver quelque part au Nord de la route Dezful-Sardasht, dans un désert montagneux qui devrait être tout proche de nos ruines, mais sans savoir dans quelle direction aller. Je doi

Pierres papiers ciseau - Partie 2Juillet, désert iranien, Monts Zagros.
Nous avons trouvé un endroit pour dormir. C’est une anfractuosité naturelle à flanc de colline, et pour une fois nous n’avons pas eu à creuser. Et c’est tant mieux, car demain, il se pourrait bien que nous commencions les fouilles, et il nous faudra donc creuser le sable et même la roche poreuse. Heureusement, j’ai apporté des outils. La bonne nouvelle, c’est que nous allons dormir à portée de regard d’un grand tell qui semble bien être celui que nous cherchions. C’est le tell que nous imaginions. Il a été partiellement fouillé d’un côté, et c’est tout, ce qui correspondrait à la description du journal de fouilles de W. Sieger. Il est au bon endroit et… Willka, qui survolait la zone, a aperçu quelque chose qui faisait un reflet à cause du soleil couchant : une hématite grosse comme le poing d

Pierres papiers ciseau - Partie 3Juillet, désert iranien, Monts Zagros.
Nous sommes dans de beaux draps… ligotés, bâillonnés, jetés comme des sacs dans un creux de roche, juste assez près de notre potentiel palais pour voir nos ennemis le piller… j’ai envie de pleurer, mais il est hors de question que je le montre aux garçons, alors je vais plutôt raconter ce qui s’est passé, maintenant que j’ai réussi à nous libérer discrètement en partie, assez pour que mes mains libres puissent utiliser mon stylo. Nos affaires nous avaient été prises, mais elles étaient stockées un peu plus loin dans la caverne, donc j’ai pu profiter que nos ravisseurs ne regardaient pas pour ramper jusqu’à mon sac et trouver un objet coupant pour défaire mes liens. Cela dit, ils peuvent nous voir de là où ils sont, donc je suis vite revenue à ma place, bâillon toujours sur la bouche, et j

Pierres papiers ciseau - Partie 4Juillet, camp Beeguh.
Nous sommes rentrés au camp. En arrivant, je me suis précipitée pour alerter Boursin de l’état inquiétant de Nigel, et comme prévu, nous avons eu droit à un sacré savon. Boursin a dit qu’il pensait que Nigel était plus intelligent que ça, que nous étions irresponsables, que je les emmenais dans des endroits trop dangereux… bref, chacun d’entre nous a eu droit à un sermon. Et à des soins, car malgré tout, Boursin ne laisse pas les blessés sans secours ! Maintenant, nous sommes tranquillement installés au terrier, blottis dans nos fauteuils confortables (sauf Willka qui préfère toujours le porte-manteaux), avec des infusions d’herbes glacées à boire, pour nous réhydrater et nous guérir plus vite. Nous aurons bien le temps de trier ce que nous avons rapporté plus tard. Pour l’instant nous sommes juste heureux d’&

An the English version :
Pierres papiers ciseau - Rocks Papers scissorsJuly.
Maybe you wondered where I had access to so much information about human mythology, while I’m in a Beeguh camp far away from the human world. Well, I have a secret source of knowledge, very useful to complete my personal library: a short while after my arrival at the camp, Boursin informed me he had accidentally found a magic stone that opened a portal of no interest for him, but very important to me: it gave access to a human library inside a university. They had tons of books, even ancient manuscripts, about everything that interested me: History, Languages, Myths… so sometimes I went there to find material and I came there at night so I could read without being disturbed. I had even stolen some books of importance: after all, we were at war with humans, so I didn’t have to play nice.
This very night, I decided to elope, and without my assistants, I went into the library, to find out what new books they had purchased, and to see if there would be anything of i


- Le Sceptre de Carthage (août-septembre 2017)
Le Sceptre de Carthage - IntroductionFin août, Museum de Sydney.
On dit toujours qu’il faut croiser ses sources. C’est très vrai. Je suis récemment tombée, dans ma bibliothèque préférée, sur une preuve tangible de cela.
C’était pendant la convalescence de Nigel. Alors qu’il mettait ce temps à profit pour apprendre auprès de Boursin les gestes de premiers secours, en compagnie de Willka qui avait constaté notre tendance à nous faire blesser à tout bout de champ, je me retrouvai sans compagnie. C’était l’été, beaucoup de nos compagnons faisaient la sieste au soleil ou étaient partis rendre visite à des amis ou de la famille. J’ai donc décidé d’aller visiter la bibliothèque universitaire cachée où le portail permettait de se rendre, et comme c’était l’été et que l’université était fermée, je n’ai même

Le Sceptre de Carthage - partie 1Fin août, Désert près des côtes d’Afrique du Nord.
Ah, Carthage, ville mythique et brillante, rivale de Rome sur les mers et sur terre… Carthage, ses légendes, son commerce, ses trésors… et son sable. Nous sommes bien arrivés dans le désert tunisien, non pas à Carthage même, puisque ce n’était pas notre destination, et que la cité est de nouveau occupée par des humains, mais à proximité de l’oasis où le voyageur du journal raconte avoir rencontré les nomades qui lui ont transmis la légende. N’ayant d’autre choix que d’attendre l’arrivée d’une tribu pour pouvoir obtenir des informations (les traces de pattes et les crottes de dromadaires prouvent que le trafic est régulier), nous attendons sur place. Il y a l’oasis, avec ses palmiers, son point d’eau au pourtour verdoyant et ses insectes, et autour, il y a le sable. P

Le Sceptre de Carthage - partie 2Fin août, Désert tunisien.
Encore des palmiers ! Les oasis sont monnaie courante dans la région. J’apprécie ce luxe, car cela nous évite de dormir en plein désert à la belle étoile. D’autant que nous aurons besoin d’énergie pour affronter la suite du voyage, d’après ce que nous avons pu comprendre.
Nous étions prêts à recevoir la caravane humaine qui se dirigeait vers notre oasis, espérant que ces humains-là seraient mieux disposés envers les Beeguhs que leurs congénères. Le chef de cortège est arrivé près de la zone ombragée, est descendu de dromadaire et venu inspecter les lieux pour s’assurer que sa tribu ne courait aucun danger. Nous avons saisi l’opportunité pour l’approcher en douceur. J’avais prévenu les garçons que c’était moi qui parlais, et que s’ils se montraient hostiles il fallait couri

Le Sceptre de Carthage - partie 3Fin août, Oasis de Tébessa.
J’espère que ce ne sont pas les derniers mots que j’écris. Nous avons un moment de répit dans notre prison, avant d’être dévorés rituellement par des indigènes cannibales qui ne sont pas très contents que nous ayons tenté de leur voler leur trésor. Heureusement pour nous, ils nous ont laissé nos affaires (à part le bâton de Nigel et la massue de Willka), car ils n’en ont pas vu l’utilité. C’est peut-être notre chance de salut. Au cas où je ne survivrais pas à la journée de demain, et que quelqu’un trouve mon journal, je souhaiterais lui adresser cet ultime conseil : lorsque vous tentez de vous infiltrer discrètement quelque part, n’emportez pas vos boucliers Aztèques. Vraiment, je vous assure, c’est une très mauvaise idée.
Reprenons pour plus de clarté où nous en étions re

Le Sceptre de Carthage - partie 4Fin août, Camp Beeguh.
Nous sommes en sécurité au camp, loin de ces pénibles qui voulaient nous manger et nous partager avec leur dieu dégénéré. Je crois que la prochaine fois qu’une légende parle d’une tribu gardienne d’un trésor, mes assistants ne vont pas vouloir y aller. C’est dommage car cette aventure ne manquait pas de sel (aha). Mais l’essentiel, c’est que nous soyons rentrés sans dommages. C’est déjà mieux que certaines des fois précédentes. Au moins, aucun de nous n’a été grièvement blessé. Du coup je ne vois pas en quoi c’était plus dangereux que d’habitude. Mais bon, vous savez, les hommes…
Cela dit je ne vais pas trop les critiquer, car sans eux je ne m’en sortais probablement pas. Il a fallu toute l’étendue de nos talents combinés pour nous sortir de ce guêpier. Nous avions, je le


English version here :
Le Sceptre de Carthage - English versionAugust.
How useful it is to confront sources, you will understand with this adventure. It begins with an Ancient Roman diary I own for a long time. I was stuck inside the camp because Nigel was recovering from his injuries caused by the evil Obake Dorobo. He was learning a bit of medicine with Boursin, and I had taken care of my Obake problem by asking Yoko-san for help. She had sent an amulet to me, and it was supposed to keep the Obake at bay. I had nothing really interesting to do, so I wandered at night inside the human library I used to go to. Nothing new or intriguing was coming up. Until I found the diary of a XIXth century explorer who had traveled North Africa and told about the marvels he had seen and heard. One tale happened to be about a secret and lost tribe who kept a magical treasure in an unknown oases. The treasure came from Carthago, the Ancient city that fell in front of mighty Rome. Anyone else but be would have let the diary to rot on its shelf. But I had knowledge


Intermède : Troie fois Troie (la guerre de Troie expliquée à Nigel et Willka)

Intermede - Troie fois troisSeptembre, Museum de Sydney.
Depuis que j’ai appris à lire à Nigel, il découvre un peu ma bibliothèque personnelle, celle que je garde au Museum. Mais dernièrement, il est tombé sur un os, si je puis dire. Intéressé par la mythologie grecque depuis que j’ai raconté l’histoire du Miroir Persan, il a voulu lire l’histoire de la Guerre de Troie. Alors, non seulement l’Iliade est absolument illisible dans les vieilles traductions archaïques, mais en plus, il n’y a qu’un morceau de l’histoire, qu’a bien voulu nous raconter l’Homère d’alors, plusieurs siècles après les faits. Il a donc fallu que je me lance dans un récit dans l’ordre, pour clarifier les choses, parce que mon carcajou préféré était tout perdu. Willka s’en est mêlé, et nous avons organisé un rendez-vous quotidien, du type « La Guerre de Troie


- Aulis-Epidaure, une aventure à dormir debout (septembre-octobre 2017) :

Aulis-Epidaure - introductionIntroduction : L’épie-génie à Aulis.
Septembre, Museum de Sydney.  
Disparu ! Willka a disparu ! Je suis dévastée. Ce matin quand nous nous sommes réveillés, nous avons été surpris de son absence sur le porte-manteau. C’était inhabituel. Mais nous nous sommes dit qu’il avait dû sortir prendre l’air. Ce n’est qu’au bout de plusieurs heures que, inquiets, nous l’avons cherché dans tout le camp. Rien. Nous avons crié son nom, nous avons fouillé partout. Personne ne l’avait vu partir non plus. Nous sommes retournés au terrier, et là, nous avons vu ce que nous aurions dû remarquer depuis le début. Sur la table de l’entrée, à côté du porte-manteau de Willka, posé sur mon exemplaire d’Iphigénie à Aulis, il y avait une note manuscrite. Je m’en suis saisie, et l’ai lue à voix haute p

Aulis-Epidaure - Partie 1Septembre, musée temple d’Artémis à Chalcis, près d’Aulis.
Nous sommes blottis, Nigel et moi, dans la réserve du musée de Chalcis, près d’Aulis, en Eubée, entre deux vases grecs. Plus précisément entre un cratère à figures noires représentant une scène champêtre et une énorme œnochoé qui figure une scène de chasse. Cette situation n’est pas sans me rappeler des souvenirs. Sauf que cette fois je ne suis pas seule. J’ignore comment nous allons sortir de cette réserve sans déclencher l’alarme ou se faire manger par le chien de garde, mais nous réfléchirons à cette question quand le musée sera fermé et vide de visiteurs, car pour l’instant nous sommes coincés là, en espérant que personne ne nous remarque. Car en plein jour, un lieu fréquenté par des humains n’est pas le meilleur endroit pou

Aulis-Epidaure - Partie 2Septembre, temple d’Artémis à Aulis.
Nous sommes cachés dans la soute d’un car de tourisme garé sur le parking visiteurs du temple d’Artémis à Aulis, attendant qu’il nous emmène à notre prochaine destination. Car bien sûr, le Miroir n’est pas encore rechargé, puisque nous l’avons utilisé il y a peu de temps, et nous avons découvert que la couronne que nous cherchions était assurément ailleurs. Encore. Nous devons donc nous en remettre à des moyens plus dangereux pour voyager. Ça me rappelle ma jeunesse ! Nigel, lui, n’avait jamais voyagé en soute. Il n’a pas l’air de trouver ça très rassurant. Coincé entre deux gros sacs, il essaie de faire bonne figure. La bonne nouvelle c’est qu’il a trouvé la glacière où les visiteurs gardaient les restes de leur pique-nique du midi. Un sandwich et Aulis ! Nous avons donc

Aulis-Epidaure - Partie 3Septembre, Epidaure.
Nous sommes en planque, Nigel et moi, près d’une des entrées des souterrains sous le théâtre d’Epidaure. Nous partons sauver Willka des griffes du grand méchant Obake. Nous avons enfin la main, et c’est le pied. Aulis, Epidaure, fini de nous endormir avec des fausses pistes et des chasses au trésor idiotes. Maintenant, nous passons à l’attaque.
Nous avons réussi à atteindre Epidaure grâce aux transports touristiques. Le premier car nous a emmenés à Corinthe, où nous avons pu repérer un autre car qui se rendait à Epidaure, et nous avons à nouveau voyagé en soute. La mauvaise nouvelle, c’est que Nigel est malade en car. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’a pas vomi. Et je lui en suis vraiment très reconnaissante. Après des heures de voyage, nous avons finalement compris que le car s’arrêtait à Epidaure, mais nous

Aulis-Epidaure - Partie 4Septembre, Museum de Sydney.
Nous sommes enfin rentrés sains et saufs, tous les trois, au Museum. Ce n’était pas gagné d’avance, et je pense que nous allons nous reposer un moment avant de repartir à l’aventure. En priorité, j’attends la livraison de tout ce que Yoko-san a pu trouver comme amulettes et charmes de protection contre les Obake. Parce que clairement, j’étais insuffisamment préparée, et mes assistants n’étaient pas bien protégés, ce qui n’est pas acceptable. Nous avons bien failli y rester, et j’ai même une griffe cassée. Heureusement, ça repousse. Je suis plus embêtée par les entailles sur mon flanc, qui piquent un peu, même si nous avons tout nettoyé et qu’elles ne sont pas vraiment handicapantes. Je vais en venir à la manière dont tout ça m’est arrivé.
Nous étions, Nigel et moi, en embuscade pr


Vie au camp Beeguh :

- Christmas in Okhong :

Le bal de fin d'annee - Christmas ballInterlude de fin d’année. (English below)
Décembre.
Je mettais la dernière main à mes préparatifs pour une nouvelle expédition, quand Oren et son nouvel ami Asa le fantôme (si si…) ont eu cette idée bizarre de faire une fête de fin d’année pour tous les Beeguhs. Daghny a eu droit à un costume d’apparat, ce qui veut dire qu’on va faire du chiqué.
Après tout, pourquoi pas ? J’adore les fêtes ! Ni une, ni deux, j’ai dit à Oren que je m’occupais du feu d’artifices. J’ai découvert il y a quelques temps que si j’utilise des mini fioles de gaz divers quand je fais des explosions, elles changent de couleurs ! Du coup on va trouver une utilité à cette curiosité, ça amusera les Beegudiz. J’ai aussi fouillé dans mes placards, et ressorti le seul costume de soirée que j’ai, un truc que m’avait donné mo
 (French AND Eglish)

Sydney before wrapping her gifts by Nefermeritaset

- Job interviews : (French AND Eglish)

Annonce emploi - job offer(English below)
Annonce : Archéologue professionnelle aimant l'aventure cherche assistant érudit et débrouillard pour l'aider à faire avancer la science et vivre des aventures extraordinaires. Connaissance de plusieurs langues humaines exigée. L'assistant sera payé par un salaire mensuel à négocier selon ses qualifications, et n'aura aucun droit sur les objets archéologiques trouvés, sauf mention contraire de la part de l'employeur. Présentez vos candidatures au camp Beeguh.
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Offer : Professional archeologist who likes adventure needs a scholar assistant who can handle things when he needs to, in order to enlighten the wold of science with great achievement and to live extraordinary adventures. Knowledge of several human languages wanted. The assistant gets paid with a monthly income, which is to negociate according to his/her qualifications. He/She will have no claim on any archeologi

(you can comment below this post if you want me to include your appliance to the following entry)  (French AND Eglish)

Job interviews - entretiens d'embauche(English below)
Les entretiens d’embauche
(un récit collaboratif d’Okhong)

Xoco a gentiment accepté de prêter le bar à Sydney pour qu’elle fasse ses entretiens d’embauche. Sydney a accroché son annonce, et espère avoir des candidats, pour pouvoir préparer sa prochaine aventure. Elle est là depuis l’aube, et personne n’est venu. Ce n’est qu’en fin de matinée qu’il se passe enfin quelque chose.
Le premier candidat arrive nonchalamment au bar. C’est un Beeguh lynx, bien affûté, mais qui marche paresseusement. Sydney l’a déjà vu au camp, mais il ne fait pas partie de ceux qu’elle connaît bien.
Le lynx (Maïwenn) : - C'est par ici le recrutement...?
Sydney : - Oui, effectivement, asseyez-vous.
- Bon super... Rassurez-vous je vais pas faire long, le spot de soleil de la clairière ouest va pas tarder à chauffer à son max et je


- Interlude du maïs (février 2017) : suite d'Hathor ou à raison (French AND English)

Interlude du maisENGLISH BELOW
Interlude : la poupée de maïs.
Il y a quelques jours, Xoco est venue m’inviter à boire un verre au bar, pour me parler d’un truc. Elle voulait qu’on discute de la bizarre petite poupée de maïs que j’ai trouvée dans une niche pas loin du temple de Coricancha. Je lui ai tout expliqué : les circonstances de la découverte, les légendes qui pouvaient s’y rattacher, les suppositions que j’avais faites, une description détaillée de l’endroit où elle se trouvait avant que je la rapporte… Nous avons toutes les deux convenu que c’était un objet magique (ça se sent, de toute façon) et probablement protecteur. Nous allons donc conduire des tests pour essayer de comprendre son fonctionnement, et peut-être, si ça marche, l’utiliser pour protéger le camp Beeguh.
Pendant ce temps-là, Nigel a mangé une quantité invraisemblable


- Interlude du mois d'avril (French AND English)

Intermede - a very busy camp(English below)
Avril, camp Beeguh.
Je ne vais pas pouvoir partir en voyage ce mois-ci. D’abord, j’ai promis à Walker de l’emmener aux Caraïbes quelques jours en remerciement de ses bons services de chasseurs pour nourrir mon carcajou presque domestique (il vit chez moi après tout). Donc je ne pourrai pas trop utiliser le miroir en plus de ça.
Pendant les quelques jours passés là-bas, je compte voir quelques contacts (j’ai un acheteur potentiel pour un de mes objets anciens, et puis deux amis à voir que je n’ai pas croisé depuis une paye !), et peut-être même m’en faire de nouveaux. Je vais aussi faire une surprise à Xoco : j’ignore si elle connaît le piment Bondamanjak, mais je compte bien lui en ramener, ça peut donner des trucs rigolos, et je sais qu’il est utilisés au Mexique pour faire du Mezcal, donc ça doit bien pouvoir servir à autre chose qu’


- Interlude du mois de mai (French AND English) : adoption de Willka.

Intermede - Willka the thunder-rainbow(English below)
Intermède : Willka, l’arc-en-ciel du tonnerre.
Début mai, camp Beeguh.
Ces derniers jours ont été étranges. J'ai désormais un second colocataire. En fait, c'est une curieuse histoire. Willka, un joli Beeguh Quetzal aux couleurs de l'arc-en-ciel, nous a été apporté par la maman de Xoco, excédée par son caractère de cochon et ses mauvaises manières. Mais en arrivant au camp, il m'a vue, et ça a été le déclic. Après s'être débattu des mains de Xoco qui était devant lui comme une poule qui a trouvé un couteau (c'est vrai qu'il est plutôt affûté le garçon) il m'a parlé en ces termes : « Eh, la poilue, ramène ta fourrure. » J'avoue que je n'ai pas l'habitude qu'on me parle comme ça. J'ai donc répondu sur le même ton : « Y veut quoi, l'emplumé ? »
Nigel est sorti voir ce qui se passait,


- Echange de lettres avec Oneïros, mai-juin 2017 (ENGLISH ONLY) : 

The letter - Oneiros and SydneyEnd of May, Beeguh camp.
Oneïros dear,
I just found your letter while I returned from a scary adventure in a faraway country. News travel fast, I see, if you've already heard of Willka, my new recruit. I'd like to tell you my adventures myself, but as you know, I'm not always at the camp, and I missed your last visit. However, I'd love to benefit from your vast wisdom and have some of those curative balms you mentioned. Lately, I found out bruises and scratches are the most common problem during an adventure, and I won't disturb poor Boursin every time one of us is bruised. Papa Bear has no time for this, and both my assistants are quite reluctant to let anyone but me tend to their wounds. What plants would you need ? Could you send me a list ? I'm about to leave the camp again, for Walker, the lynx hunter, asked for my help for something. But Nigel and Willka are at home and can handle mail reception. The problem is: I never now much in advance where I will travel next, so it wou


- Le terrier de Sydney : le "Museum" (Syd's Burrow : The Museum)
Sydney - The Museum by Nefermeritaset

Parenthèse : point de vue de Willka (juillet 2017) : French AND English.
Parenthese - My name is WillkaParenthèse : « Mon nom est Willka » (English below)
Je m’appelle Willka et je décide aujourd’hui, n’ayant vraiment rien d’intéressant à faire, d’écrire quelques mots, car ici au camp, il semble que les gens aient coutume de laisser des traces écrites de leurs pensées. Quand j’étais plus jeune, nous gravions nos exploits dans la pierre. Entre temps, j’ai appris une nouvelle langue et un nouveau moyen de laisser un message aux générations futures. Je ne veux pas disparaître, comme mes frères d’armes ont disparu, perdus à jamais pour moi et pour l’Histoire.
Commençons par le commencement. Mon nom, je l’ai dit, est Willka. Cela veut dire « Sacré » en Quetchua, ma langue natale. Je suis né au sein d’une famille humaine. Pour beaucoup d’entre les Beeguhs, cela aurait conduit à la mort ou à l’abandon, car le


Parenthèse : point de vue de Nigel (août 2017) : French AND English.
Parenthese - Nigel mountain guideParenthèse : Nigel, guide de haute montagne.   (English below)
Sydney a dit : « Nigel, tu dois t’entraîner à écrire, maintenant que je t’ai appris ». C’est dur. Je ne sais pas quoi écrire. Les mots, c’est mieux quand c’est ceux des autres. Eux, ils savent comment on les met dans le bon ordre. Comme je ne sais pas inventer des histoires, je vais raconter des choses que je connais. Sur moi, sur ma vie.
Mon nom c’est Nigel Kahlua. C’est la première chose que j’ai su écrire. Nigel Kahlua. Je l’écris bien maintenant. Nigel, c’est mon prénom. C’est comme ça que les gens m’appellent. Kahlua, c’est le nom de ma famille. Mes parents s’appelaient comme ça. Avant. Quand j’avais des parents. Il y a longtemps. Mon papa était un monsieur, et ma maman était une Beeguh. Je sais, c’est bizarre. Mais c’est comme


Prompt : Home alone (ENGLISH AND FRENCH) novembre 2017
Prompt - Home AloneENGLISH BELOW
Octobre, Camp Beeguh.
Pas de voyage ce mois-ci. Le camp a besoin de nous ! Il y a quelques jours, Xoco est venue toquer à la porte du terrier. Elle venait présenter des excuses à Willka pour la façon dont elle l’avait accueilli au départ, et Willka, après tout ce que nous avons vécu ensemble, s’est suffisamment calmé pour les accepter assez facilement.
Après quoi, nous avons discuté du sujet à la mode : le départ imminent de deux de nos éminents shamans : Boursin et Jacke, qui doivent aller faire une mission de secours ou je ne sais quoi. Ils nous laissent le camp, et il va falloir s’organiser pour se débrouiller sans eux. J’ai proposé mon aide à Xoco pour sécuriser le camp grâce aux pièges et autres protections que j’utilise quotidiennement pour protéger le Museum. Nous nous sommes prémunis contre les Obake grâce aux objets que Yoko-

  • Listening to: Lila Downs
  • Reading: Les Débuts de l'Histoire
  • Watching: Ripper Street
  • Playing: Final Fantasy Brave Exvius
  • Eating: Almonds. Lots of them.
  • Drinking: Tea. Always. Anywhere.

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Nefermeritaset
Marie
Artist | Hobbyist | Literature
France
Boooo !
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:iconfayen-ri:
Fayen-ri Featured By Owner Aug 22, 2017  Hobbyist General Artist
Merci beaucoup pour le :+fav: ! :thanks:
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:iconnefermeritaset:
Nefermeritaset Featured By Owner Aug 22, 2017  Hobbyist Writer
Mais de rien. :)
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:iconkrukof2:
krukof2 Featured By Owner Aug 10, 2017  Professional
:iconsparklesplz: T h a n k s  for the  W a t c h !!!! :iconsparklesplz: 
                   Drawing a Loop by krukof2  
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:iconnefermeritaset:
Nefermeritaset Featured By Owner Aug 10, 2017  Hobbyist Writer
Mais de rien... ;)
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:icononi-neko:
Oni-Neko Featured By Owner Aug 8, 2017  Hobbyist General Artist
thank you for the favorite.
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:iconnefermeritaset:
Nefermeritaset Featured By Owner Aug 8, 2017  Hobbyist Writer
You're welcome. :) Beautiful text.
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:icondaegann:
Daegann Featured By Owner Jul 25, 2017  Hobbyist Writer
Yop !
Je crois que je n'ai pas eu l'occasion de te demander mais tu joues à quoi comme jdr en général ?
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:iconnefermeritaset:
Nefermeritaset Featured By Owner Jul 25, 2017  Hobbyist Writer
Actuellement je joue régulièrement à DD5 et à PriaX. Mais sinon j'ai essayé des tonnes de jeux dans ma vie. ^^ Et toi ?
Reply
:icondaegann:
Daegann Featured By Owner Jul 25, 2017  Hobbyist Writer
Ah, je connaissais pas priax mais ça à l'air plutôt sympa.

De mon côté j'ai surtout fait du Shadowrun. Après j'ai testé pas mal d'autres jeux (bon pas tant que ça finalement mais un certain nombre quand même) mais généralement juste pour une ou deux partie (à part du Star Wars D6 et du Warhammer que j'ai fait pas mal mais c'était il y a trèèès longtemps). Et là je suis surtout sur la création d'un jeu maison. J'ai déjà fait quelques parties de test mais je joue relativement peu maintenant, alors je me sert surtout de l'univers pour écrire mes nouvelles (et même une très courte BD).
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:iconnefermeritaset:
Nefermeritaset Featured By Owner Jul 25, 2017  Hobbyist Writer
Ben moi j'aime bien PriaX parce que c'est un jeu d'intrigues et de complots. ;) 

J'ai longtemps joué à Shadowrun, c'était bien. ^^ Je jouais une orque adepte physique qui se battait au corps à corps et qui était un vrai tank. :XD: 
Nous sommes actuellement avec mon mari dans la création d'un univers de jeu pour DD5, parce que les mondes existants ne nous plaisent pas trop. J'ai mis au point la carte du monde, on a fait la description des pays du "monde connu", un peu d'histoire du pays et là on en est aux panthéons des différents pays. 
C'est un univers de low fantasy basé en grande partie sur l'antiquité ou bien le haut moyen-âge, selon les régions. ^^ 
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